1958-2018. Lever de rideau sur la 60e Saison du Centre Culturel d’Uccle!

 

En octobre 1958, le CCU ouvrait ses portes et d’emblée créait trois cycles: l’Omnithéâtre, le Ciné-Club et Exploration du Monde. Les dirigeants successifs du CCU ont eu à cœur de les maintenir. Leur succès non démenti leur a donné raison. Ce sont donc trois 60e saisons que nous vous présentons dans ce Wolvendael, magazine sexagénaire, lui aussi créé en 1958 pour accompagner l’ouverture du Centre Culturel d’Uccle et assurer la diffusion de ses programmes, tout comme des informations communales. Quel bel anniversaire en perspective que celui de la saison prochaine, la saison 2018-2019! Nous l’avons voulue aussi brillante, pertinente, attractive que possible, pour que vous soyez à la fête avec nous tout au long de l’année.

 

Côté Omnithéâtre, nous avons réuni pour vous des auteurs à succès, des comédiens magnifiques et des spectacles forts et émouvants. Rarement aura été concentrée une telle accumulation de distinctions. La longévité de "Novecento", parle d’elle-même. André Dussollier a adapté cette surprenante histoire d’Alessandro Baricco, celle d’un homme qui fut abandonné à sa naissance sur un paquebot, y grandit et ne le quitta jamais. Devenu musicien célèbre, son regard sur le monde sera le fruit de ses seuls contacts avec les passagers de tous horizons qui s’y succédèrent, son bonheur sera le jazz. Le comédien, unanimement apprécié, a jugé avec raison et pour notre plus grand plaisir que le jazz devait donc faire partie intégrante de la pièce, où il incarne ce personnage au destin si particulier avec talent, humour et délicatesse, ce qui lui a valu le Molière du meilleur comédien pour ce rôle.

 

C’est une autre vie hors du commun que François Ost a voulu porter à la scène: celle de "Camille" Claudel. C’est un portrait vibrant et juste qu’il nous livre de cette artiste de génie et de caractère, sœur de Paul, compagne incomprise de Rodin, qui eut tant de mal à faire reconnaître son immense talent, au cœur d’une société dominée par les hommes, brûlant de cette passion que l’on a voulu assimiler à de la folie. Marie Avril pétulante, pleine d’entrain ou habitée lui donne vie, face à un Bernard Sens qui incarne la puissance du maître, dans une mise en scène originale d’un très bel esthétisme, incluant sculptures et danseurs.

 

C’est sans doute maintenant plus que jamais qu’il faut voir ou revoir "Monsieur Ibrahim ou les fleurs du Coran". Ce texte d’Eric-Emmanuel Schmitt, intelligent, profond, sensible, pacificateur, traduit en 50 langues, enseigné et discuté dans les écoles, et qui, porté à la scène, fait partie désormais des classiques du théâtre contemporain. En outre, il prend plus de saveur encore lorsque, comme ce sera le cas en décembre, c’est l’auteur lui-même qui l’interprète. Les distinctions de tous pays accumulées par E. E. Schmitt ne se comptent plus. Avec ce spectacle, il invite à réfléchir sur les valeurs profondes qui unissent au-delà des différences.

 

Florian Zeller n’a rien à envier à quiconque, tant les distinctions pleuvent sur les pièces qu’il a écrites, dont celles des deux premiers opus de sa trilogie La Mère puis Le Père précédant "Le Fils", qui sera présenté en février, et qui récolte déjà 6 nominations pour les Molières 2018. Sur scène, le fils est le jeune et bouleversant Rod Paradot, César du meilleur espoir masculin 2015 (La Tête Haute), face à son père, Yvan Attal, César du meilleur espoir masculin 1990, qui fait ce qu’il peut pour le sortir de cette dépression qu’il ne comprend pas, et Anne Consigny sensible mère délaissée. Une pièce d’aujourd’hui.

 

Qui ne se souvient de Raimu dans "La Femme du Boulanger", un des chefs-d’œuvre de Marcel Pagnol? Basé sur une nouvelle de Jean Giono, ce classique du cinéma a été porté à la scène avec talent et justesse par Jean-Claude Baudracco, qui incarne magnifiquement ce pauvre boulanger qui ne veut pas croire à l’infidélité de sa femme, histoire dont s’empare tout le village. Pas moins de treize comédiens sur scène venant du midi, dont l’accent n’a rien de factice, font revivre cette si touchante comédie. Nous n’avons pas résisté au plaisir de vous le présenter. Même le petit-fils de Marcel Pagnol se déplacera au CCU pour la circonstance. C’est tout dire…

 

Autre œuvre culte: "Douze hommes en colère", de Réginald Rose adaptée en français par Francis Lombrail, douze jurés qui doivent décider du sort d’un homme accusé de meurtre. Seul contre tous, l’un fera preuve d’une force de caractère motivée par le doute et la volonté de ne pas manquer à la lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules. Une leçon! Ce spectacle a reçu le Globe de Cristal 2018 de la Meilleure pièce de théâtre.


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