C’est, sans aucun doute, ce qu’a fait Nafissatou Thiam, avec le résultat que l’on sait. Comment ne pas commencer cet éditorial par des félicitations à notre championne Nafissatou Thiam, pour l’exemple qu’elle donne, par ses constantes victoires sur soi, qui l’ont menées au sommet, pour la fierté qu’elle génère, elle, la reine incontestée des épreuves combinées, sacrée « athlète mondiale de l’année 2017 » à 23 ans, après avoir été, parmi de nombreux autres titres, championne olympique à Rio en 2016.  Nos félicitations aussi à David Goffin, même s’il a dû s’incliner en finale, notre tennisman qui se hisse vers les sommets et fait palpiter la Belgique. Quelle belle image ces deux jeunes sportifs donnent de notre pays !

Quel que soit le domaine, la recherche de la perfection doit être saluée. L’arrivée d’une année nouvelle est souvent celle des bonnes résolutions, des promesses que l’on se fait. Les plus importantes en somme. Ne vous en privez donc pas… Le bonheur est dans votre pré.

L’approche des fêtes s’accompagne toujours d’une programmation plus légère, joyeuse. Ainsi, notre Ciné-Club du dimanche matin vous propose un moment de détente le 17/12 avec « Raid dingue » de Dany Boon et le 7/1, le fondant « Ma vie de Courgette » du suisse Claude Baras : 11 Prix dont le César du meilleur film d’animation 2017, 14 nominations, qui dit mieux ?….Et si vous n’avez jamais vu de film d’animation, courez voir celui-ci en famille ou quel que soit votre âge et vous mesurerez la force émotionnelle que peuvent dégager des poupées de bois, de cire ou de son. Une perfection !

D’autres moments de pure détente vous attendent au CCU dans les semaines à venir. Dès le 16/12 et jusqu’aux réveillons, la Comédie de Bruxelles et son attachante troupe vous entraîneront joyeusement « Du côté de chez l’autre », une vraie comédie de Alan Ayckbourn. Si vous aimez rire, revenez dès le 8/1 applaudir la troupe du TTO dans « Pyjama pour six », un classique du vaudeville, aussi dans notre Omnithéâtre. Et réservez déjà votre soirée du 15/1 pour les 20 ans de la revue « Sois Belge et Tais-toi ».

De l’humour, Voltaire n’en manquait pas. Nombre de ses citations, souvent piquantes, sont régulièrement reprises près de deux siècles et demi après sa disparition. Il a beaucoup écrit, dont des romans, du théâtre, des essais, des milliers de lettres. Parmi ses contes philosophiques : Zadig, L’ingénu, Micromégas, Jeannot et Colin, Candide est le plus souvent cité. Et la leçon mise en exergue de cet éditorial est certainement la plus forte, la plus positive. Elle devrait être écrite en lettres d’or sur les frontons des écoles. Mais le testament philosophique de Voltaire, son œuvre majeure dont il sera question lors des UPT du 13/12, est ce Dictionnaire philosophique portatif, un hymne à la liberté, publié en 1764. Pourquoi portatif ? Même s’il a participé à la rédaction d’encyclopédies de plusieurs volumes, le philosophe estimait celles-ci trop volumineuses que pour être largement répandues et donc efficaces. Aussi, il privilégia ces petits carnets, légers, peu chers et faciles à porter sur soi, facilitant donc la propagation de ses idées. Le pauvre Chevalier de la Barre paya cher le prix de ce modèle que l’on trouva sur lui et qui lui valut le bûcher, le précieux ouvrage cloué sur le torse. C’est que ce petit recueil de pensées - que Voltaire avait pris la précaution de ne pas signer - était interdit et mis à l’index dès 1765. Voltaire est alors âgé de 70 ans et vit loin de Paris, dans le Château de Ferney qu’il a acquis à la frontière franco-suisse, non loin de Genève. Entre autres prises de positions dans ce dictionnaire,  bien que déiste il dénonce le fanatisme religieux, il prône une monarchie modérée et libérale, éclairée par les philosophes.  A plusieurs reprises Voltaire prendra la défense de victimes de l’intolérance religieuse ou de l’arbitraire. Il mourra à 83 ans en 1778 et entrera au Panthéon en 1791. Il est plus que jamais d’actualité. Il est la démonstration de la force de l’écrit.

La Foire du Livre Belge, vient, vous le savez, de fêter ses 15 ans. Elle a désormais accueilli 800 auteurs belges et nombre d’éditeurs de chez nous. Le compte-rendu de cette fête des livres avant les fêtes démontre, si besoin en était, la variété et la richesse de la production littéraire belge. Histoire, art, sentiments, vécu, émotions, BD,… pourquoi ne pas puiser dans ce vaste réservoir de livres souvent à peine sortis de presse pour vos cadeaux ? Lire, c’est découvrir, s’ouvrir, appréhender le monde, évoluer, lire, c’est une belle manière de cultiver son jardin.

En cette fin d’année, qu’il me soit permis de remercier ici toute l’équipe du Centre Culturel et celle du Wolvendael pour son travail, sa gentillesse et son dévouement constants.

Au nom de la direction et des collaborateurs du CCU, à chacune, à chacun d’entre vous, je souhaite des fêtes douces et joyeuses.
 
Jacqueline ROUSSEAUX
Présidente du CCU

Restez informé !

Pour recevoir notre newsletter:

Wolvendael Magazine

lire le magazine en ligne

LA SAISON
< Jan 2018 >
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31
Cerise du Gâteau

La programmation de la 20e édition est en ligne!
>> Lire la suite